Brocante-durable : Puces et vide-greniers accessibles
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La vente d’occasion : objets de petite et grande valeur
La brocante en ligne est une évolution naturelle du commerce de l’occasion.
Le commerce d’objets existants est très ancien. Le troc est probablement son ancêtre, avant de pouvoir bénéficier de repères monétaires.
Braderie, foire, brocante, antiquaille, puces, boutique d’antiquités, ventes aux enchères publiques : nombreux sont les termes qui définissent la vente d’objet d’occasion. De petite ou grande valeur, des biens de toutes sortes, toutes catégories se transmettent pourvu qu’un acquéreur lui prête attention.
Les origines de la Braderie
~ La braderie de Lille
L’origine de la braderie semble remonter du 12ème siècle. La braderie de Lille est, au commencement, la plus connue. Les commerçants de la région venaient écouler leur stock une fois l’an. Progressivement femmes de chambre et valets eurent la possibilité, un seul jour par an, de vendre les objets que leurs patrons ne souhaitaient plus garder.
~ Les vendeurs d’occasion du 12ème siècle jusqu’aux trente glorieuses
A cette époque, les plus riches répugnaient à vendre par eux-mêmes des biens leur appartenant. Leur coutume était de donner ou jeter.
La vente de bien d’occasion était laissée au plus miséreux, aux minorités indésirables. De nombreux chiffonniers, travaillant sur Paris au 19ème siècle, étaient repoussés à la périphérie où sont situées depuis les actuelles Puces.
~ Les brocantes actuelles
La vente d’objet de seconde main, comme nous la connaissons au travers des brocantes communales, n’a commencé que depuis les années 70, pour enfin connaître un franche succès au près de la classe moyenne en 1980.
Le marché aux curiosités : l’objet ancien
Le marché de la curiosité est un sauvetage permanent et organisé d’objets usuels et familiers.
Vers le 19ème siècle, à Paris, Londres ou Vienne s’intéresse un public amateur de curiosités, objets anciens désuets ou rares. Ce public n’était pas toujours éclairé, mais il a participer à l’essor des marchés aux curiosités, puis aux ventes publiques d’objet d’art.
La brocante : des origines plus ou moins nobles
~ Vente d’objets courants
Avant l’objet de collection et la recherche esthétique ou artistique d’un bien, la brocante est née d’un besoin immédiat de l’homme luttant pour sa survie.
Les « chand-habits » ou « chiftirs » sont les premiers brocanteurs. Ils se font intermédiaire des négociations peu onéreuses effectuées entre pauvres.
La foire des Loges, celle de Saint Germain ou du Lendit est bien plus ancienne que les Puces. Si ces foires ont disparu, beaucoup de fripiers sont encore installés dans le quartier de Saint Germain des Prés. Les fripiers constituent la corporation d’origine des brocanteurs et des chineurs.
~ Vente de bijoux et matières précieuses
Les commissaires-priseurs et les experts, quant à eux, étaient en charge des ventes en salle fermée, lorsqu’il s’agissaient de métaux et pierres précieuses, joaillerie et autres objets de grande valeur.
~ Le carnet du brocanteur
Beaucoup de rois vont légiférer sur le commerce de l’occasion. Pour n’en citer quelques uns : François 1er, Henri II, louis XIII. Puis Louis XIV ordonnera le premier « carnet du brocanteur », qui précisera le prix et l’origine des objets acquis par le commerçant.
~ Ventes aux enchères : les crieuses
Plus tard, les « crieuses de vieux chapeaux » sont une corporation non reconnue mais tolérée. Ses femmes sont tant redoutées que respectées du monde des ventes. Elles marquent leur époque, par leur capacité à glisser d’un monde à l’autre, et tirer profit de redoutables négociations.
Le marché aux Puces : un droit coutumier
Les puces, à la fin du 19ème siècle, étaient un terrain vague situé porte de Clignancourt. On y vendait « à la sauvette ».
Au lendemain de la première guerre mondiale de 14-18, on régularisa l’habitude devenue Droit Coutumier.
Le terme de Puces, vient du fait que les gens s’active pour déballer le matin, remballer le soir des vieilleries tel que mobilier et literie.
A Paris les foires disparaîtront peu à peu au profit de brocante, puces ou antiquaille qui animeront Paris et sa banlieue.
La création du syndicat des brocanteurs et chineurs
~ Le créateur du syndicat des brocanteurs
Sous le règne de Napoléon III, Monsieur ABdel, auvergnat et chiffonnier brocanteur oeuvrant à Paris, crée le premier syndicat de sa corporation. Il réunit brocanteurs ambulants et brocanteurs en boutique.
~ Le journal d’annonces pour brocanteurs
Les auvergnats étaient majoritaires dans chaque spécialité de corporation des brocanteurs chineurs. L’une des premières publications d’annonces d’affaires pour brocanteurs et clients est le journal de L’Auvergnat.
~ Une mixité réussie
Depuis 1910 – 1920, c’est une forte immigration de marchands venus des pays de l’Europe centrale, qui donnent au Puces actuelles l’ambiance des marchés de la Judée, d’Arabie ou de Samarkand.
L’esprit oriental et celui de l'auvergnat se côtoieront pour s’adonner à l’astucieuse récupération et de remise en circuit des objets anodins ou désuets.
Le réflexe de la récupération
De tous temps, et dans le monde entier, l’homme a toujours su préserver les objets d’art ou de valeur, pour jeter les objets courants, désuets, ayant peu d’intérêt sur le moment.
Pourtant quelques bibelots ou objets anodins appartenant à la vie courante des ancêtres ou grands-parents sont régulièrement conservés. Attachement affectif ou instinct de conservation ont guidé ces ~égestes.
Les archéologues ayant découvert d’anciens tombeaux égyptiens datant de l’antiquité, ont régulièrement découvert auprès d’objet précieux, d’autres beaucoup plus modeste, rudimentaire et de cultures différentes à celui de défunt retrouvé.
Beaucoup d’êtres humains s’adonnent facilement à la récupération, tel un réflexe archaïque. Ils remettent en circuit des objets anciens, les recyclant pour des besoins ou objectifs parfois très différents.